MALAKOFF PLURIELLE

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Pour un été culturel

Depuis 2014, notre collectif réclame des activités tout l’été pour les familles qui ne partent pas en vacances. Cette année, le relai de ces demandes au travers de la concertation Malakoff et Moi permet de mieux informer les familles des activités existantes et d’ouvrir plus largement certaines activités (sorties), nous approuvons ! Cependant, il n’est toujours pas prévu d’ouvrir le cinéma Marcel Pagnol l’été pour organiser, par exemple, des rétrospectives sur des cinéastes ou des genres cinématographiques ; dommage. L’organisation de la fête de la ville sur cinq jours au lieu de deux est également intéressante ; nous n’en sommes pas encore à la réalisation du festival à thème que nous appelons de nos vœux (festival du cinéma engagé ou autre), mais c’est un bon début. Nous ferons donc le
bilan de cette opération, notamment sur l’attractivité de la ville pendant cette période.

Cinéma Marcel Pagnol, fermé en été.

Une ville verte et propre

Malakoff n'est pas une poubelleLe cadre de vie, c’est aussi une ville moins polluée, propre, plus verte, où l’on mange sainement, bref où il fait bon vivre. Malakoff Plurielle est engagé au travers de ses membres dans des projets de développement durable et les instances de la ville : par son action, les marchés publics de la ville prennent davantage en compte cette dimension (bio dans les cantines, sélection des prestataires les plus respectueux de l’environnement, etc). Nous suivons également avec intérêt le projet de ferme urbaine au square Corsico que nous soutenons en tant qu’outil pédagogique. Mais nous œuvrons pour que cette initiative soit le point de départ, d’une part du développement d’une véritable agriculture urbaine pour la ville et, d’autre part, de projets individuels innovants permettant le verdissement de notre ville (notamment avec l’appui de la prochaine charte de végétalisation) et une ville plus saine. Dans ce cadre, nous souhaitons que la ville travaille avec ses voisines (Paris en tête) pour réduire les pollutions. L’impact des mesures (positives pour les parisiens) de fermeture des voies sur berge sur notre ville n’est pas neutre : il  est  essentiel  de  travailler  de  concert  pour  réduire  la pollution due à la circulation automobile en développant les modes doux et collectifs tout en suscitant des comportements vertueux des habitants.

Nous avons par ailleurs dénoncé à plusieurs reprises les problèmes de dépôts sauvages, d’encrassement des trottoirs (déjections  canines,  non  utilisation  des  corbeilles, etc.). Malakoff et moi a permis de donner encore plus d’échos à la demande des habitants de vivre dans une ville plus propre. L’initiative municipale de la journée citoyenne de la propreté a été un succès que nous saluons, bon nombre de nos membres y ont participé activement. Mais il est essentiel d’aller  au-delà  de  cette opération  de  communication  en inscrivant l’engagement municipal dans ce domaine dans la durée, en concertation avec les autres villes du Territoire Vallée Sud Grand Paris. En effet, la mise en place du nouveau marché territoriale de traitement des ordures ménagères a pour conséquence de laisser les poubelles dans la rue toute la journée, y compris près des commerce de bouche, les jours de ramassage et même en dehors des  créneaux prévus. Il importe donc pour les pouvoir publics de régler ce problème essentiel (en alternant par exemple avec d’autres villes pour que le ramassage ne se fasse pas toujours le soir à Malakoff), en même temps que l’on sensibilise la population.

Désenclaver le Sud de la ville

Rond-point Barbusse

Nous l’avons souligné dans notre programme : il faut désenclaver le Sud de la ville et revoir l’aménagement du rond-point Barbusse pour en faire un lieu de vie à part entière, avec des commerces dynamiques, des activités pour les jeunes.

Pour nous, les  conditions essentielles à la réussite de ce projet passent par le développement des pistes cyclables et des circulations piétonnes confortables, pour  répondre  aux  besoins  d’une  population  de  plus en plus désireuse et pratiquante  du vélo (et qui s’est largement exprimée en ce sens lors des débats organisés par la mairie) et pour donner envie aux habitants du quartier et des alentours de se rendre aux commerces de proximité. Elles passent également par la conception d’un urbanisme respectueux de l’habitat et des volumes existants, loin des constructions disproportionnées et intrusives qui ont pu être la marque de fabrique de notre ville.

Pour ces raisons notamment, nous portons, avec un grand nombre d’habitants, le projet d’un réaménagement de la rue Avaulée en sens unique. Une cohérence avec les activités économiques à naître autour de la future gare du Grand Paris à Clamart est à établir, des voies de circulation harmonieuses, douces et efficaces en direction du centre- ville (réaménagement de la rue Avaulée et du boulevard Colonel Fabien) sont à réaliser. La municipalité a écouté nos demandes, relayées par la suite par la population au travers de la consultation publique Malakoff et moi.

 

 

Nous portons aujourd’hui vos demandes dans les ateliers mis en place par la municipalité pour que le Sud de la ville ne se sente plus à l’abandon.

Lutte contre les nuisances sonores

Malakoff  Plurielle  soutient  le  collectif  de  riverains contre les nuisances du TGV et a contribué à sa création.

Notre élue a notamment déclenché la première réunion avec le sous-préfet en présence des représentants de la SNCF, d’élus de Vanves et Malakoff, et de notre ex- députée Julie Sommaruga. Depuis, un observatoire du bruit a été mis en place et la construction d’un mur de protection au niveau du fameux signal 503 a été inscrit au schéma régional ; la construction du mur de protection le long de la ligne Transilien Vanves/Malakoff, prévue de longue date, est enfin programmée. Nous continuerons, avec d’autres élus de tous bords, unis pour une fois, de soutenir les riverains dans ce combat qui promet de durer de nombreuses années.

Crédit Photo: journal « le Parisien »

Respect de l’identité des quartiers

Sensible au maintien d’une diversité sociale et urbaine qui fait la spécificité et le charme de notre ville, Malakoff Plurielle est intervenu comme conseil et soutien aux associations de riverains qui se sont multipliées ces dernières années (A la porte de Malakoff, rue Alexis Martin, Villa Léger) comme ses membres avaient l’habitude de le faire bien avant cette mandature (cf. Mon îlot,  les Amis de Nicomédès…), pour veiller à ce que la métamorphose des quartiers due à l’incontournable pression immobilière se fasse dans le respect de l’identité de la ville et du cadre de vie. Notre ville bouge, c’est inévitable et aussi une chance ; mais nous voulons passer d’une concertation « forcée » par des riverains mobilisés à une concertation « choisie » par la municipalité !

De fait, notre nouvelle maire s’est engagée à partir de cette année à consulter les habitants en amont de l’élaboration des projets, y compris lorsque des promoteurs privés investissent la ville pour transformer à grande vitesse nos quartiers. Nous ne pouvons donc qu’adhérer à l’initiative de création d’une charte des promoteurs mais exigeons une équité de tous les malakoffiots concernés par les projets d’urbanisation. Nous nous devons cependant de noter notre surprise quant aux modalités de la consultation publique qui a fait suite à la réunion de lancement de la réflexion sur cette charte : mise en ligne d’une enquête très difficile d’accès, publicité très discrète dans le journal de la ville Malakoff Infos avec, au final une participation anecdotique de la population. Dommage ! Voyons comment seront prises en compte les demandes exprimées par les riverains les plus tenaces; demandes et questions qui ont – il faut le souligner- disparues du site de la ville.

Par ailleurs, le PLU a été l’occasion d’organiser une large consultation. Si nous avons salué l’organisation de cette dernière, nous avons cependant regretté le manque d’ambition écologique de ce PLU qui ne va pas au-delà des obligations légales en matière environnementale.  Une  occasion  unique  manquée de démarquer notre ville et d’en faire un modèle écologique pour la petite ceinture. Dommage encore ! Malakoff aurait pu être un moteur dans le cadre du PLUi (les PLU fusionnés au sein du territoire Vallée Sud Grand Paris) !

Malakoff  appartient  désormais  au territoire  «Vallée Sud Grand Paris», qui regroupe les 11 communes  du Sud des hauts-de-Seine. Il a absorbé notre ancienne intercommunalité  Sud de Seine en janvier 2015.

Budget municipal: pour une gestion vertueuse de notre ville

Face à la baisse des dotations de l’État, la majorité n’a pas voulu adapter son projet  municipal,  préférant réviser sa   fiscalité   locale    en    accroissant brutalement la taxe foncière (+ 43%). Dans  le  même  temps, elle  a  baissé la   taxe   d’habitation   d’une   grande partie des ménages. Ce faisant, elle retrouve, certes, des recettes fiscales de la part des entreprises, part qui lui avait en grande partie échappé dans la recomposition des  pouvoirs  locaux. Mais elle clive les habitants entre eux en accablant des petits propriétaires  à faibles revenus (retraités notamment) qui s’opposent à des locataires dont certains, privilégiés, ne paient pas le surloyer dont ils devraient logiquement s’acquitter   compte   tenu   de   leurs revenus.

Nous  avons  dénoncé,  non pas le fait de s’appuyer sur la fiscalité locale pour compenser des pertes de subvention, mais le mode opératoire qui,  aurait  pu  être  à  la  fois  moins brutal (par un étalement progressif) et moins clivant. Surtout, la municipalité s’était  engagée  à  dialoguer  avec  la population, ce qu’elle n’a fait qu’après que la décision a produit ses effets, poussée par notre action ferme. Notre pétition a in fine mobilisé largement en 2015 (majoritairement lors de nos opérations  de  tractage  sur  la  place du  11  novembre)  et  a  abouti  à  de nombreuses  réunions  d’informations de la part de la majorité municipale.

Cependant, nos demandes répétées de réouverture du dossier de la fiscalité locale sous la forme d’un débat public ne sont toujours pas prises en compte, tout comme notre demande de disposer, dans le budget municipal, d’une  part  octroyée  à  des  projets citoyens. Or,  nous  pensons  que  la  mise en place d’un budget participatif à  l’image  de  ce  que  font  des  villes comme Montrouge ou Montreuil est un moyen de lutte contre les clivages sociaux  qui  semblent  se  creuser  à Malakoff.

Un logement pour tous

Nous adhérons à l’idée du maintien d’un logement social de qualité réparti dans toute la ville (le logement est un droit), mais nous ne pensons pas que la diversité sociale doive se concevoir uniquement à l’intérieur des groupes d’immeubles et des immeubles sociaux…

Notre élue, qui siège au conseil d’administration de l’OPH de Malakoff en tant que représentante de l’opposition municipale, suit tous les projets de réhabilitation et de construction de logements sociaux, y compris dans le cadre de l’accession sociale à la propriété au sein de programmes privés ; elle y milite pour la transparence au sein de la commission  d’attribution  des  logements  et  demande avec force l’ouverture de cette instance à l’opposition.

Nous  soutenons  en  outre  l’idée  qu’il  existe  d’autres formes de logements collectifs favorisant la mixité et le parcours résidentiel ; c’est pourquoi nous accompagnons des projets de développement d’habitat coopératif en Ile de France. Notons que ce sont des membres de notre association qui ont porté le premier projet d’habitat coopératif de Malakoff Le jardin de Nicomède qui accueille déjà 3 familles et qui en comptera prochainement 5.

Enfin, nous sommes très réservés sur le projet en cours de fusion de l’OPH et de la SAIEM du Fond des Groux dans la mesure où il répond à une volonté politique de la ville de garder la maîtrise de son parc pour des raisons électoralistes évidentes, même si nous reconnaissons que l’habitat social construit et entretenu par la ville participe à l’identité de Malakoff et qu’il est de qualité.

Transparence, moralisation de la vie publique : notre engagement dans Anticor

Lors des dernière élections municipales, notre tête de liste Emmanuelle Jannès, a signé la charte Anticorruption de l’association Anticor en 2014 un engagement de pratique saine de non cumul des mandats y compris dans le temps !

Depuis, elle se mobilise au sein du conseil municipal et dans ses autres fonctions (conseil d’administration de l’OPH) pour faire avancer la question de la transparence dans notre ville.

Notre   collectif   réclame   notamment que la commission d’attribution des logements   sociaux   soit   ouverte   à un  élu  de  l’opposition  ; notre  maire se dit désormais ouverte à cette proposition   mais   rien   n’est   encore fait.

La commission d’attribution des subventions aux associations vient par contre de s’ouvrir à l’opposition, suite à notre demande.

Il est possible aussi que la commission commerce où nous siégeons examine à terme les demandes d’attribution  de  locaux  commerciaux.

Notons ces progrès et promesses tout en restant mobilisés sur ce sujet! 

 

Mi mandat !

Trois ans déjà que l’élection municipale a eu lieu, donnant plus de 18% à la liste Malakoff Plurielle conduite par Emmanuelle Jannès. Notre collectif s’est constitué en association au lendemain des élections pour structurer une action dans la durée. Portés par nos valeurs de la gauche, du centre et de l’écologie, nous nous sommes inscrits dans une dynamique nouvelle affranchie des clivages politiques classiques et des doctrines partisanes.

En juin,  nous vous avons distribué le numéro 3 de notre journal « Malakoff Plurielle« . Nous y avons dressé un bilan de  notre  action  sur ces trois  ans  et nous vous  avons présenté nos  projets pour  les trois  années à venir pour cette mandature. Vous avez ainsi pu mesurer le chemin parcouru et,  pourquoi pas, nous  rejoindre  pour  construire avec nous  un projet ambitieux pour l’avenir de notre  ville.

Nos demandes réitérées d’impliquer davantage les citoyens dans les décisions municipales ont trouvé un écho visible au travers de l’initiative Malakoff et Moi. Nous sommes heureux de participer activement aux initiatives portées par la nouvelle maire qui mettent en avant la consultation citoyenne. Cependant nous regrettons que ces pas importants n’aillent pas assez loin, notamment en matière de budget participatif ou de développement durable. Nous suivons donc toutes ces actions au travers de notre site « Malakoff et Vous » afin d’en souligner les aspects positifs mais aussi les limites et d’émettre des propositions constructives.

 

 

La version électronique du numéro 3  du « Journal Malakoff Plurielle »  est ICI.

TRIBUNE DE JEAN-EMMANUEL PAILLON DANS MALAKOFF INFOS – FÉVRIER 2014

Tête de liste

Comme vous le savez, mon mandat de conseiller municipal va se terminer après 6 ans d’implication dans notre ville. Cette expérience m’a beaucoup appris sur Malakoff et l’action locale, et je reviendrai sur cette expérience dans une dernière tribune.

Non je ne me représenterai pas comme tête de liste en 2014.

Je vous en ai expliqué précédemment les raisons et mes fonctions professionnelles actuelles me confortent dans cette décision. Le collectif Malakoff Plurielle que je soutiens aujourd’hui a désigné Emmanuelle Jannès comme tête de liste, et devrait choisir les autres membres de la liste dans un proche avenir.

Emmanuelle Jannès a toute ma confiance, en tant que tête de liste. Je la connais bien. Nous nous sommes d’abord retrouvés sur des combats associatifs communs pour la préservation du patrimoine local, et faire évoluer les projets immobiliers dans un souci d’intégration de l’existant. Même si elle figurait avec moi sur la liste que je menais en 2008, ce n’est un secret pour personne qu’elle se situe plus à gauche et a toujours refusé toute affiliation à un parti. Je reste pour ma part un centriste indépendant, et d’ouverture, en marge des partis au grand dam de certains de mes anciens amis.

Là où beaucoup ne souhaitent pas se confronter à une majorité municipale toujours convaincue de son bon droit, Emmanuelle n’a jamais renoncé à se battre par exemple contre une expropriation apparemment programmée – à laquelle la commune aura renoncé, à cause de sa ténacité et au soutien des membres de son association -, mais aussi à souhaiter expérimenter d’autres voies, comme par exemple un projet d’habitat coopératif, une première pour Malakoff. Donc, femme combative, de conviction et de projets, dans le respect des opinions différentes des siennes.

Emmanuelle est bien aujourd’hui la personne de la situation. Toujours à mes côtés pour préparer les conseils municipaux depuis 6 ans, Emmanuelle connaît très bien notre ville. Professionnelle de l’urbanisme et de l’environnement, entre autres, elle est dynamique et impliquée dans la vie locale depuis de très nombreuses années.

Or, Malakoff a désormais besoin d’un nouveau souffle pour faire face aux défis notamment financiers, économiques, urbains et environnementaux des années à venir.

Et Emmanuelle n’est pas seule, réunissant autour d’elle le collectif Malakoff Plurielle, fait de femmes et d’hommes de valeur, sans nécessairement d’expérience politique mais enthousiastes. Elle incarne comme eux tous un même objectif : redynamiser Malakoff sans renier ses valeurs.

Jean-Emmanuel Paillon
Conseiller municipal


Tribune de Jean-Emmanuel Paillon dans Malakoff Infos n° 269 – février 2014

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