MALAKOFF PLURIELLE

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Conseillers métropolitains et territoriaux des quatre communes de (feu) Sud de Seine

Voici les résultats des élections des conseillers territoriaux et métropolitains qui se sont déroulées en décembre 2015, lors des conseils municipaux des quatre villes qui constituaient l’agglomération de Sud de Seine.

Nous pouvons remarquer (et regretter) que les élus d’opposition ont été soigneusement écartés. Read more →

Dernière tribune du Groupe Associatif & Citoyen

L’agglomération Sud de Seine disparaitra le 1er janvier 2016. Elle sera remplacée par le T2 au sein du Grand Paris.

Voici la dernière tribune du Groupe Associatif et Citoyen, dont faisait partie Emmanuelle JANNES, la seule élue de Malakoff Plurielle a siéger à Sud de Seine.

Web tribune de décembre 2015

Pour un renouveau démocratique et citoyen

Depuis mai 2014, les habitants de Sud de Seine ont bénéficié d’une voix citoyenne au sein de leur conseil communautaire. Sans esprit partisan, cette voie a défendu, dans le seul intérêt des habitants, les valeurs du vivre ensemble, de la mixité sociale et culturelle, de richesses mieux partagées (emploi, vie économique, culture), d’un urbanisme respectueux de l’environnement et du cadre de vie. Plus que jamais, dans un contexte où nos valeurs républicaines sont mises à l’épreuve, ces sujets méritent d’être portés par des élus qui dépassent le jeu des partis pour mieux défendre la démocratie.

Mais comment s’y prendre ? Au 1er janvier 2016, la Métropole du Grand Paris sera créée, et avec elle, ses 12 territoires dont le nôtre, le « T2 ». Comment, dans une organisation territoriale plus vaste et plus complexe, ne pas manquer le rendez-vous avec les citoyens sur tous les sujets qui touchent la cohérence de l’espace métropolitain ? Or le partage des décisions entre les trois niveaux d’organisation (métropole du Grand Paris, territoires, communes) est loin d’être fixé ; de nombreux débats sont encore en cours sur les questions de répartition des compétences en matière d’habitat, d’environnement ou de fiscalité. Nous souhaitons donc que sur ces questions en suspens la concertation avec les habitants soit organisée à l’échelle du territoire. Enfin, même si la représentation des mouvements citoyens reste minoritaire dans les municipalités, nous espérons qu’un sursaut démocratique des conseils municipaux permettra la poursuite de notre action au sein du conseil de territoire.

Les élus du groupe Associatif et citoyen vous souhaitent une excellente année 2016, solidaire et citoyenne !

  • Emmanuelle Jannès
  • Michel Faye
  • Saïd Zani

Accueil des réfugiés : Sud de Seine doit se mobiliser

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Nos territoires sont confrontés à des flux de migrations économiques, politiques auxquels s’ajoutent aujourd’hui les victimes de guerre, dont l’accueil est un véritable défi humanitaire, social et culturel pour les citoyens et tous les acteurs de la vie politique.

Face à ces nouveaux enjeux, très certainement durables, il convient d’organiser l’accueil de populations déracinées et traumatisées ; c’est-à-dire : coordonner les initiatives pour loger de manière pérenne ces nouveaux arrivants dans un contexte de tension sur l’habitat en Île-de-France ; assurer l’apprentissage de la langue et la connaissance de notre société ; trouver des emplois supplémentaires dans notre économie en crise ; scolariser
les enfants ; fournir un soutien psychologique aux familles, etc.

Devant cette urgence, l’Europe et les États tâtonnent, et les initiatives individuelles se développent par nécessité ; en France, les préfets réquisitionnent des lieux d’hébergement, le milieu associatif se mobilise, chaque commune gère, à sa manière, cette question.

Or, devant la complexité de la situation, seule la Communauté d’Agglomération, et encore plus demain le futur Territoire, a la puissance technique et le recul nécessaires, pour s’impliquer efficacement en appui aux actions des communes et du milieu associatif. Elle doit préparer, mobiliser et accompagner les citoyens de notre territoire à cet accueil, dans un souci de cohérence et d’efficacité, qu’il s’agisse des réfugiés de Syrie ou d’ailleurs, et ceci sans oublier les autres migrants ni les autres personnes en difficulté.

Emmanuelle Jannès
Michel Faye
Saïd Zani
Groupe Associatif et Citoyen

Halte au bruit !

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Sud de Seine vient de voter son Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) pour les cinq années à venir.

Or, l’élaboration de ce plan s’est faite en toute discrétion ! Si l’information et la participation du public sont légalement au cœur de la démarche, aucune réunion de concertation n’a été organisée (à une exception près). Seule une annonce a été faite via Le Parisien et les bulletins d’information des villes ; le nombre de commentaires d’habitants se trouve, de ce fait, anormalement faible (nulle à Malakoff où les nuisances sont pourtant nombreuses et la population mobilisée !). Ce rendez-vous manqué avec les habitants serait dû à un calendrier peu propice, coïncidant avec les élections municipales puis départementales…!

Ce plan est une obligation de la directive européenne sur l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement dû aux routes, voies ferrées, aéroports ou industries. La carte du bruit établie dans ce cadre servira de base aux futures mesures de prévention et réduction des bruits, et à la protection des zones calmes.

La mise à jour du PPBE étant elle aussi obligatoire, notre groupe réclame que celle-ci soit réalisée rapidement, et qu’elle repose sur une concertation réelle et large des habitants, impliquant les conseils de quartier et les associations de riverains, en premier lieu celles qui combattent les nuisances sonores (TGV, TER, métro, périphérique…).

Emmanuelle Jannès
Michel Faye
Saïd Zani
Groupe Associatif et Citoyen

Échos du Conseil Communautaire Sud de Seine du 10 juillet 2015

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Lors du Conseil Communautaire du 10 juillet 2015, Emmanuelle Jannès, présidente du Groupe Associatif et Citoyen, est intervenue sur deux sujet sessentielles à l’ordre du jour.

En ce qui concerne l’approbation du Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE), Emmanuelle Jannès a trouvé surprenant que la population ait fait si peu de commentaires (zéro à Malakoff, et dans les autres communes le nombre de retours de la population reste anecdotique). Elle a ainsi demandé à ce qu’une réunion publique soit organisée dans chaque commune en vue de l’actualisation de ce document (qui est déjà très en retard par rapport au calendrier initial).

Elle a également souligné que le programme d’actions est peu ambitieux, notamment pour la ville de Malakoff. On ne trouve pas, par exemple, des mesures concrètes qui pourraient être prises dans le cadre du PPBE, telles que :
– le développement de parkings à vélos autour des grands équipements (collèges, lycée, gare SNCF ou encore stations de métro, centre nautique, stades où existe ce type de parking mais nettement sous-dimensionnés…),
– l’aménagement de sentes piétonnes et de vrais cheminements piétons le long des voies circulées,
– la réalisation d’un véritable plan de déplacement vélo et piétons avec un aménagement en conséquence des voies repérées,
– la sécurisation de tous les arrêts bus,
– l’aménagement des carrefours sensibles,
– l’aménagement d’arrêts minute pour éviter le stationnement sauvage sur les trottoirs étroits, et ainsi gêner la circulation des piétons,
– la réduction du trafic routier en ville,
– la généralisation des démarches d’écoquartier sur les ZAC (Dolet-Brossolette n’est par exemple pas dans cette démarche),
– le mur antibruit contre le bruit des trains ne concerne que les lignes Transilien et TER et non la ligne TGV,
– la réduction plus nette des autoroutes urbaines ou leur aménagement (Gabriel Péri, Camélina, Pierre Brossolette),
– l’extension de la couverture du périphérique,
– le traitement des nuisances du TGV (action plus net vis-à-vis de la SNCF, en support des démarches des villes et des associations de quartier),
– une anticipation plus explicite des nuisances futures de la ligne 15 et des gares du Grand Paris Express.

On ne comprend pas non plus pourquoi on trouve si peu de zones calmes (aucune à Malakoff) dans le PPBE ?

Il en ressort un manque de cohérence avec les éléments qui sont ressortis des débats qui ont eu lieu dans le cadre de l’élaboration du PLU.

Pour toutes ces raisons, le Groupe Associatif et Citoyen n’a pas approuvé, en l’état, ce projet. Les 3 membres du Groupe se sont donc abstenus.

Suite aux avis des communes qui ont suivi l’arrêt du projet du Programme Local de l’Habitat intercommunal, le Conseil Communautaire s’est prononcé sur l’approbation du PLHi.

Au nom du Groupe Associatif et Citoyen, Emmanuelle Jannès a montré l’intérêt de présenter des objectifs à horizon 2020 pour disposer d’une base de négociation avec les villes du futur Territoire de la Métropole du Grand Paris. Cependant, dans les perspectives affichées, ce document n’engage pas suffisamment certaines villes, notamment Malakoff ou Bagneux.

Le Groupe approuve la stratégie visant à pousser, dans le futur Territoire, le principe d’une densification raisonnée, diversifiée, qui préserve la qualité de vie des habitants, et qui soit équitablement répartie sur ce territoire. Mais il demeure toujours sceptiques sur la manière dont l’effort de solidarité en matière de constructions nouvelles sera négocié et surtout équitablement partagé par toutes les communes.

Par ailleurs, le maintien de la mixité sociale et urbaine est essentiel, et le Groupe Associatif et Citoyen approuve cet objectif. Toutefois, il n’est pas en total accord avec les moyens d’actions affichés pour l’atteindre. L’exonération de l’application du surloyer pose problème dans la mesure où il fige le parc social et réduit les recettes des offices. L’application de surloyers progressifs, le développement d’un parc privé abordable, y compris coopératif, l’accession sociale à la propriété sont autant de dispositifs qui favorisent le parcours résidentiel. On peut en effet espérer qu’avec la métropole du Grand Paris, on mette en place une politique d’habitat dynamique, cohérente et solidaire, pour une lutte durable contre la paupérisation, au lieu de cette simple juxtaposition de politiques communales non coordonnées.

Compte tenu de ces réserves et des différences d’impact de ce PLHi sur les différentes communes, et des débats qui ont eu lieu dans les différents conseils municipaux, les élus du Groupe Associatif et Citoyens ont voté de manière différente sur ce point. Emmanuelle Jannès et Saïd Zani se sont abstenus, et Michel Faye a voté pour.

Quelle politique du logement pour le futur Territoire ?

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Pourquoi donc notre agglomération dispose-t-elle d’un nouveau Programme Local d’Habitat intercommunal (PLHi) énonçant des plans d’actions pluri-annuels, alors que fin 2015 Sud de Seine n’existera plus ?

En outre, ce PLHi est une simple juxtaposition des moyens fonciers prévus par les quatre communes qui disposent (ou vont disposer) d’un PLU (Plan local d’Urbanisme), et aurait pour vocation de permettre un positionnement plus fort vis-à-vis de nos futurs partenaires de la Communauté d’Agglomération des Hauts de Bièvre…

Mais quelles garanties avons nous que nos villes ne deviennent pas les villes dortoirs du futur Territoire, alors que bon nombre de communes comme Sceaux, Châtenay-Malabry ou Verrières-le-Buisson revendiquent une image de « poumons verts » et ne sont pas soumises à des exigences gouvernementales de densification aussi élevées que les villes limitrophes de Paris ? Quel équilibre territorial en matière d’urbanisme et de diversité sociale pourrons-nous négocier et à quel niveau ?

Nous réclamons une répartition juste des efforts de solidarité, pour le développement raisonné de logements (sociaux et privés), basée sur des principes d’équité et de mixité sociale et urbaine, et de respect des espaces verts (préservation de l’existant et développement là où ils sont peu nombreux), à l’échelle de toute l’Île-de-France, et non d’un territoire restreint et hétérogène.

Emmanuelle Jannès
Michel Faye
Saïd Zani
Groupe Associatif et Citoyen

Fin de mandat de Sud de Seine : vote du budget 2015 sous tension

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Lors du Conseil du 14 avril, Sud de Seine votait son tout dernier budget avant la création du nouveau Territoire qui devrait comprendre, en 2016, les communes de Sud de Seine, de l’Agglomération des Hauts de Bièvre et celles de la Communauté de Communes de Châtillon-Montrouge. Outil de captage de subventions permettant aux communes de mutualiser et de développer des services auxquelles elles ne pouvaient avoir accès à leur échelle, Sud de Seine doit désormais, pour cette fin de mandat, faire des choix et réaliser des économies.

Changement de paradigme et changement partiel de l’équipe dirigeante dans un contexte instable de recomposition territoriale et d’un Grand Paris en gestation !

Pour cet exercice budgétaire de simple gestion des affaires courantes, l’annonce d’un déficit de 2,2 M € malgré 1 M € d’économies a tendu les débats : le PS est entré dans l’opposition (vote contre), face à une « majorité de gestion » Extrême Gauche-Divers Droite, affichant son désaccord sur les choix. En particulier, le PS reproche la mobilisation des fonds de concours en fonctionnement versés aux villes à hauteur de 200 K € pour compenser le fait que les économies réalisées seront en deçà de ce qui était escompté. Les changements de posture de ces opposants qui étaient hier aux commandes de notre Agglomération et qui ont porté la politique de Sud de Seine durant plusieurs années n’ont pas manqué d’être soulignés au cours de vifs échanges.

Notre groupe, Associatif et Citoyen, s’est abstenu sur le vote de ce budget, malgré des efforts (certes encore insuffisants) en matière de développement durable, comme le maintien, dans ce contexte difficile, d’un emploi dédié à la politique de développement durable et de la subvention du vélo électrique. Cette politique a été jugée minimaliste par le groupe EELV qui s’est également abstenu.

Mais ce qui a surtout orienté le vote de notre groupe Associatif et Citoyen, c’est le poids de la dette, qui est déjà de 25 M €, et qui pourrait atteindre 34 M € d’ici fin 2015, si l’Agglomération réalise l’ensemble de ce qui est prévu à ce jour ; or, nous ne savons pas si la collectivité sera en capacité de rembourser cette dette. Les conditions d’une intégration réussie dans le futur Territoire ne sont donc malheureusement pas réunies en cette dernière année d’exercice du Sud de Seine.

Emmanuelle Jannès
Conseillère Communautaire
Présidente du Groupe Associatif et Citoyen

Échos du Conseil Communautaire Sud de Seine du 18 décembre 2014

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Le Conseil Communautaire était principalement centré sur le débat d’orientation budgétaire 2015 pour cette dernière année de l’Agglomération Sud de Seine, dans un contexte de réduction des ressources : budget contraint pour préparer la mise en place de la nouvelle agglomération dont le périmètre exact (forcément élargi) ne nous est pas encore connu.

L’impact du Projet de Loi de Finances et le choix de ne pas augmenter les ressources fiscales de l’Agglomération aboutissent à un déficit structurel de fonctionnement de 4 millions d’euros. Dans ce contexte, Sud de Seine s’est fixé comme objectif de réaliser 10 % d’économies sur le budget des services, mais à ce jour cet objectif n’a pu être atteint. De nouvelles sources d’économies sont donc recherchées et débattues.

Les débats ont donc été riches, instructifs et souvent houleux (fin de la séance à 23h00 !).

En attendant la mise en ligne de l’intégralité des échanges sur le site de l’Agglomération, retenons quelques leçons de ces derniers.

D’une part, il est regrettable de constater que l’approche politicienne prime souvent sur les considérations d’intérêt général du citoyen de l’Agglomération : beaucoup de temps consacré à relayer des positions nationales en lien avec la réduction des subventions de l’État (PCF & FG) et les choix nécessaires à réaliser en local (PS, EELV, UMP-Centre), et des débats stériles sur fond de règlement de compte sur les dettes héritées de la mandature précédente ou les choix insuffisamment justifiés (duel PS-Droite), sans compter les « hors sujets » qui concernent des sujets devant être débattus en Conseil Municipal et non au Conseil de l’Agglomération (Clamart).

Tout de même, des questions de fond, voire existentielles, ont pu être abordées sur les finalités de l’agglomération, comme « à quoi sert la mutualisation de certains services ? ». Nombreux sont intervenus sur l’intérêt d’une prise en charge des questions environnementales à l’échelle de l’Agglomération (EELV, PS, Groupe Associatif et Citoyen), avec une perception différente entre les deux élus du Groupe Associatif et Citoyen, d’accord sur le fond mais pas sur la forme : Michel Faye a mis en cause la structure de notre Agglomération qu’il juge notamment trop lourde et génératrice de dépenses supplémentaires, tandis que j’ai défendu le principe d’une structure de concertation pour gérer la globalité des services mutualisés.

Mais c’est in fine sur les choix d’économies que les débats ont été les plus intéressants même si on peut regretter qu’ils n’aient pas été au centre de tous les échanges. Pour ma part, j’ai défendu l’idée qu’il fallait éviter toute approche mécaniste visant à rogner de manière plus ou moins égale sur tous les postes de fonctionnement. En particulier, je me suis attachée, au nom du Groupe Associatif et Citoyen, à souligner l’importance de préserver le secteur de l’environnement, en regrettant la suppression de la subvention du vélo électrique, parce que celui-ci est porteur d’enjeux importants (santé, emploi) et qu’il représente à terme des sources importantes d’économies (énergie, transport notamment).

Actuellement, le Bureau de l’Agglomération va poursuivre son travail pour être à même de préciser ultérieurement ses choix en matière d’économies pour ce dernier budget de Sud de Seine. Nous attendons donc ces éléments avec impatience !

Emmanuelle Jannès
Conseillère Communautaire
Présidente du Groupe Associatif et Citoyen

Naissance du Groupe Associatif et Citoyen à l’Agglomération Sud de Seine

Sud de Seine - Associatif & Citoyen

Le 3 juillet dernier s’est tenu le troisième Conseil d‘Agglomération Sud de Seine de la mandature. Pour la première fois, un groupe d’élus non affiliés à un parti politique y représentait les citoyens engagés de manière différente dans la vie politique de leur territoire.

Lors des élections municipales de mars dernier, les électeurs ont été appelés à voter pour leurs conseillers municipaux et pour leurs conseillers d’agglomération. Auparavant, ces derniers étaient désignés par les Conseillers Municipaux.

Elue à ce conseil, qui réunit les villes de Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux, sous l’étiquette Malakoff Plurielle/collectif de citoyens, je n’ai pas souhaité me rattacher à l’un des groupes politiques existants à savoir, le PCF, le PS, EELV et l’UMP-UDI-Modem. Cela eût été contraire à l’engagement de Malakoff Plurielle qui a dénoncé pendant la campagne électorale les alliances de façade.

Toutefois, faire parti d’un Groupe au sein de cette assemblée apporte une visibilité et certains droits inaccessibles à un élu isolé. Ainsi, seuls les représentants d’un groupe ont droit à une tribune dans le journal de Sud de Seine et peuvent bénéficier d’une formation.

Il était donc important de me rapprocher d’éventuels élus non affiliés à un parti politique et portant les mêmes valeurs que celles de Malakoff Plurielle. À Sud de Seine, un seul répondait à ces critères : Michel Faye, élu à Fontenay-aux-Roses au nom du collectif « Associatif et Citoyen », liste ayant emporté 12 % des suffrages au premier tour des municipales.

Après de nombreux échanges, notamment avec les membres de nos collectifs respectifs, assurés que nous portions des valeurs communes, nous avons décidé de former un cinquième groupe au Conseil d’Agglomération.

En plus de la visibilité que nous donne la constitution de ce groupe, nous avons la volonté d’être une réelle force d’action et de décision au service les habitants pendant la durée de notre mandat. Pour cela nous allons pouvoir échanger et profiter de l’expérience de Michel Faye, très investi dans la vie associative et politique de sa commune où il a été élu d’opposition à la majorité RPR, puis à la majorité socialiste, pendant 12 ans. Il est aujourd’hui membre d’une équipe municipale originale, issue d’une coalition mise en place au second tour des municipales pour « changer » la majorité, et qui est aujourd’hui conduite par un Maire qui, bien loin de détenir la majorité absolue dans son conseil, doit convaincre et rassembler sur le fond ses nouveaux alliés sur chaque dossier, et faire fi de toute considération partisane s’il veut obtenir la majorité. Enfin sa connaissance des dossiers d’urbanisme, d’aménagement et d’environnement sera précieuse, tant ces questions sont importantes pour l’évolution de notre territoire.

Le 3 juillet, la mise en place d’un nouveau groupe « Associatif et Citoyen » a donc été acceptée par le Conseil d’Agglomération. J’en assurerai la présidence. Michel Faye pour sa part fera partie du bureau du Conseil d’Agglomération. Nous nous engageons à y porter une parole citoyenne, pragmatique, non partisane et plurielle. Nous mettrons en outre à profit la tribune qui nous est offerte pour que la parole citoyenne trouve ensuite un relai dans la future agglomération élargie.

Emmanuelle Jannès
Conseillère Municipale de Malakoff
Conseillère Communautaire de Sud de Seine
Présidente du groupe Associatif et Citoyen de Sud de Seine

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