MALAKOFF PLURIELLE

Apprendre à mieux vivre ensemble,  redonner de la place aux associations

associations-2 Des structures existent à Malakoff pour inciter les citoyens à s’organiser en association, la mairie met en avant sa politique d’aide aux associations : près de salle, annuaire internet, parution d’annonces dans le Malakoff Info,  organisation d’évènements festifs invitant les associations à participer, attribution de subventions, etc.

En apparence cela semble idéal.

Mais à y regarder de plus près, le parcours associatif à Malakoff est semé d’embuches.

La création d’une association est le premier obstacle à franchir, il est plus aisé d’avoir recours au système D (comme de surfer sur les ressources internet), que d’attendre un véritable accompagnement des services municipaux dédiés aux associations. Puis l’obtention d’une salle  est la seconde difficulté : comment fournir toutes les informations sur les activités de l’année suivante à la fête de la ville qui a lieu début juin quand les réponses aux demandes d’attributions de salle ne seront pas transmises avant fin juin ? Le comble : il serait devenu plus facile de proposer la création d’une nouvelle activité en partenariat avec des villes limitrophes : espace Guynemer à Châtillon, centre Didot à Paris. Il est troublant de voir qu’avec l’accroissement attendu de la population, et plus particulièrement la construction de la ZAC, Malakoff n’a pas prévu de créer d’autres espaces pour vivre ensemble : les salles ne sont pas assez nombreuses, alors même que les centres sociaux ploient sous l’affluence des demandes en tout genre pour s’inscrire aux activités qu’ils proposent. Par ailleurs, nous déplorons le fait qu’il n’existe pas d’action concertée et un manque cruel de communication. En effet, par exemple les fêtes de quartier, portées par les centres sociaux, gagneraient à être mutualisées avec les fêtes d’école en y associant les associations locales. Les associations de parents d’élèves vivant souvent ces fêtes avec une grande solitude.

creer-un-site-d-associationDe plus, nous dénonçons le manque de transparence qui règne à la commission d’attribution des salles, véritable atteinte à la démocratie. Nous proposons qu’un représentant du Conseil local de la Vie Associative (CVA) y siège et qu’une gestion participative soit mise en place. L’objectif serait de permettre à une association qui voudrait proposer une nouvelle activité d’avoir la visibilité sur les éventuelles possibilités de créneaux d’utilisation des salles. Nous proposons d’organiser une gestion partagée plus dynamique permettant un usage optimisé des structures, afin de limiter les créneaux vacants ; les installations sportives ainsi que les locaux des établissements scolaires pourraient aussi être proposés plus largement. Si cela ne suffit pas à faire vivre les associations, des particuliers ou des professionnels pourraient aussi être sollicités en proposant aussi leurs installations en encourageant des partenariats.

De même nous demandons davantage de transparence sur les critères d’attribution des subventions aux associations. En effet, ces attributions devraient davantage devoir à la reconnaissance du service rendu par l’association à la communauté malakoffiote dans son ensemble, plutôt qu’à des critères seulement connus de quelques-uns.

Si on peut comprendre que des projets humanitaires internationaux puissent constituer une priorité, il est néanmoins très regrettable que les projets locaux visant à développer le mieux vivre ensemble dans la ville suscitent aussi peu d’intérêt de la part de la municipalité, alors que beaucoup de choses sont à construire dans notre ville.

En effet on assiste parfois aujourd’hui à une dégradation des rapports entre les usagers et les services municipaux et également parfois même entre les employés municipaux et leur employeur.

esprit-entreprise-contagieuxOr, plus que jamais, la municipalité se doit de s’appuyer sur la richesse du tissu associatif de sa ville et sur les initiatives citoyennes pour recréer du lien social, lutter contre la monté de l’intolérance et de la violence.

Nous nous réjouissons du fait que, malgré les difficultés rencontrées, de nouvelles associations déploient leurs projets. Mais nous déplorons que d’autres, auparavant très actives, se trouvent aujourd’hui dans de grandes difficultés, alors qu’il leur faudrait peu de chose pour trouver un second souffle : répondre à un appel à projet qui pourrait être lancé par la municipalité, comme par exemple se charger des animations de la fête de la ville, ou encore prendre en charge des actions confiées à grands frais à des consultants privés, (rencontres citoyennes). Car le tissu associatif compte de nombreuses compétences, qu’il est indispensable de soutenir financièrement. Il contribue à rendre la ville vivante tout au long de l’année et peut redonner du  sens à la dynamique locale pour peu qu’on le considère comme un véritable partenaire. Faisons de la fête de la Ville une animation 100% locale, en mobilisant les associations de Malakoff pour assurer la sonorisation, faire des animations des rues, organiser la restauration, excluant ainsi les opérateurs privés extérieurs à la ville.

Les associations locales ont en effet beaucoup à offrir et sont des partenaires incontournables de la cohésion sociale. Elles ont donc vocation à être des partenaires privilégiés des institutions publiques locales en jouant notamment un rôle d’interface avec les usagers. Mieux dialoguer avec les citoyens pour désamorcer les éventuelles incompréhensions ou les tensions et avoir ainsi l’occasion de travailler en bonne intelligence avec les institutions. Que l’occasion soit donnée aux associations de partager leur expertise ! Pour cela l’écoute et la transparence sont indispensables. Espérons que la municipalité saisira cette opportunité de travailler davantage avec les associations en mettant en place de véritables partenariats à la fois plus dynamiques, plus économiques et au final plus efficients.

Enfin, nous vous invitons vous aussi à répondre à l’invitation lancée par les associations Arabesques Communication et le mouvement de la paix, qui sera réitérée par une autre rencontre prévue jeudi 9 juin, pour réfléchir au mieux vivre ensemble à Malakoff. Car nous pouvons construire ensemble un monde plus juste et mieux partager les ressources. Un soutien mieux coordonné, concerté et transparent avec le tissu associatif de Malakoff y contribuera très certainement ! 

Malakoff Plurielle

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