LES PRATIQUES PEU DÉMOCRATIQUES DE LA MUNICIPALITÉ #5 : LES PRATIQUES PEU DÉMOCRATIQUES DE L’ÉQUIPE SORTANTE


Les pratiques peu démocratiques de la candidate communiste sortante et de son équipe…

Tribune d’un élu censurée, débat public refusé, droit d’affichage entravé, voici la façon dont Catherine Margaté, candidate communiste sortante, et son équipe envisagent la liberté d’expression à Malakoff.

Malakoff Plurielle, liste de citoyens engagés dans la vie locale, s’est lancée dans la campagne municipale avec des idéaux démocratiques. Elle a élaboré un projet ambitieux pour Malakoff, qu’elle finalise depuis plusieurs mois avec les habitants et qu’elle souhaite porter désormais à leur connaissance.

Première tentative, en octobre dernier, Jean-Emmanuel Paillon, élu d’opposition, envoie sa tribune à la rédaction de Malakoff Infos, le journal municipal de la Ville. Surprise : son texte est refusé ! Il en appelait à « la constitution d’une liste plurielle à l’occasion des prochaines élections municipales pour offrir une alternative à la majorité communiste et socialiste ». Saisi en référé, le Tribunal Administratif a condamné la Ville de Malakoff le 25 octobre 2013 pour entrave à la liberté d’expression.

Deuxième tentative, Malakoff Plurielle propose d’organiser un débat entre les deux têtes de liste, Catherine Margaté et Emmanuelle Jannès, afin que les électeurs puissent entendre les propositions des uns et des autres. Pas de réponse officielle de la Maire sortante à notre demande faite par courrier. Juste quelques mots échangés oralement avec des adjoints au Maire : « des réunions publiques seront organisées par l’équipe municipale et il suffira d’y assister ». Étrange conception du débat.

Troisième tentative pour porter le message de Malakoff Plurielle à la connaissance des électeurs, apposer des affiches de notre candidate Emmanuelle Jannès sur les panneaux destinés aux associations et à la libre expression.

Bien mal nous en a pris. Pas la moindre place sur ces panneaux d’affichage. Recouvrir massivement tous les panneaux, jusqu’à coller six fois le visage de la candidate sortante et arracher les affiches de ceux qui osent apposer leurs propres affiches est la pratique courante de l’équipe sortante.

Avec ces méthodes, les afficheurs de la liste de Catherine Margaté empêchent, non seulement les autres listes de s’exprimer, mais aussi, les associations sportives et culturelles de la ville d’annoncer leurs évènements.

La lettre envoyée le 28 février 2014 à la candidate communiste sortante lui demandant de modérer ses troupes est restée sans effet. Le responsable de la section PCF, par ailleurs adjoint au maire à la communication (!) à la vie associative, a répondu en justifiant ces méthodes tout en niant l’implication de ses troupes. Les photos prises lors de ce combat quotidien sont édifiantes.

Malgré ces pratiques d’une équipe qui se comporte en propriétaire de la ville, Malakoff Plurielle soutenue par un large mouvement citoyen, continue à porter haut et fort sa volonté de faire de la politique autrement. Elle est d’ailleurs la seule liste de Malakoff à avoir signé la charte anticorruption Anticor qui obligent les élus au respect de règles précises en matière de transparence, de non cumul des mandats, de reconnaissance de l’opposition, et de participation citoyenne.

One Reply to “LES PRATIQUES PEU DÉMOCRATIQUES DE LA MUNICIPALITÉ #5 : LES PRATIQUES PEU DÉMOCRATIQUES DE L’ÉQUIPE SORTANTE”

  1. Il s’agit là d’un néo féodalisme, fruit d’une majorité municipale reconduite mandats après mandats par la peur du pire.
    Ces petits seigneurs, bien installés se sentent propriétaire de leur ville et des choix de leurs administrés.
    Tellement convaincus de leur « divine » légitimité, ils considèrent que toute alternance possible relève du coup d’état.
    Il n’y a aujourd’hui, contrairement à une idée répandue, pas plus (voire moins) de démocratie au sein d’une ville qu’au sein des autres institutions.

    Pourquoi ?

    Tout simplement parce qu’une grande majorité des décisions prises le sont sans approbation du conseil municipal. Il n’y a pas de contre-pouvoir, pas de sénat, ni de conseil d’état, etc., Comme c’est le cas ailleurs.

    Pourquoi nos communes ne seraient-elles pas gérées comme le sont les copropriétés ?
    Après tout, l’analogie n’est pas si stupide. Ne devons-nous pas, n’avons-nous pas le devoir en tant que citoyen de nous sentir un peu propriétaire de notre ville ?

    Pour ma part, c’est mon cas. Et j’entends à ce titre ne pas me plier face à une quelconque idéologie et souhaiter tout simplement que chaque citoyen puisse avoir sa part de décision sur les choix qui le concerne.

    C’est un minimum et cela s’appelle la démocratie je crois…

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