De l’air !…

Tribune parue dans le Malakoff Info n° 315 de Mars 2019.

Notre ville se situe dans un des secteurs les plus pollués du pays. L’hyper concentration, la proximité du boulevard périphérique et de la D906, en font une zone particulièrement touchée par le trafic routier. On communique et on s’organise lors des pics de pollution qui touchent régulièrement l’île de France, mais on oublie souvent de dire que les plus gros risques pour la santé des habitants sont l’exposition quotidienne aux particules fines, notamment au monoxyde de carbone.

Mais que fait exactement notre ville pour limiter l’émission des particules fines ? La municipalité affiche un volontarisme écologique mais qu’a-t-elle proposé quand Paris a décidé de limiter les véhicules diésels dans la capitale ? Rien. Elle a constaté, impuissante, le report du trafic dans notre ville. Maintenant elle attend que la zone à faible émissions (ZFE), votée par le conseil de la métropole du Grand Paris fin 2018, s’applique automatiquement à Malakoff dès l’été 2019 : pas d’anticipation, pas d’action proactive.

Annoncer le déplacement d’une école maternelle particulièrement exposée dans le cadre d’un projet d’aménagement (secteur INSEE) qui va prendre des années, c’est bien. Mais quid des mesures d’urgences ? L’usage du vélo est freiné par un plan de déplacement inadapté et qui tarde, malgré les annonces, à se structurer. Aucune volonté non plus de maîtriser le développement du chauffage au bois en communiquant sur la nécessité d’utiliser des équipements adaptés et aux normes : pas d’information ni d’éventuelles sanctions !

Certes, la compétence développement durable revient au Territoire et tout ne peut se décider à l’échelle de la commune. Mais notre maire a justement la délégation de cette compétence pour Vallée-Sud-Grand-Paris. On serait donc en droit d’attendre des initiatives ambitieuses, moins populaires et moins visibles que la mise en place d’une « ferme urbaine », mais qui auraient un impact rapide sur la santé des Malakoffiots.

Malakoff Plurielle demande donc la mise en place d’une politique globale et cohérente en vue d’accroître la qualité de l’air, assortie d’une meilleure communication sur le sujet et d’un véritable plan d’actions.

Emmanuelle Jannès
Conseillère municipale
Emmanuellejannes@yahoo.fr

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